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BLÂMONT


     
MEURTHE-ET-MOSELLE
ARRONDISSEMENT : LUNÉVILLE
Blâmont
Carte de Cassini
CANTON 2014 : BACCARAT
CODE INSEE : 54077
CODE POSTAL : 54450
INTERCOMMUNALITÉ : Communauté de communes
de Vezouze en Piémont
     

Pays :
France
France
Tiercé en pal, d'azur, d'argent et de gueules, les insignes de la République d'or brochant sur le tout.
Ancienne région :
Lorraine
Lorraine
D'or, à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent.
Département :
Meurthe-et-Moselle
Meurthe-et-Moselle
D'or, à la bande de gueules chargée de trois alérions d'argent et côtoyée de deux cotices ondées d'azur.
Nouvelle Région :
Grand Est
Alsace Champagne-Ardennne Lorraine
Région Grand Est

Armes de Blâmont

Croix de Guerre 1914-1918 - 16 juin 1922
Croix de Guerre 1939-1945 - 11 novembre 1948

D'argent, aux deux saumons adossés de gueules surmontés d'une rose du même.

La famille des comtes de Blâmont est issue d'un cadet de la famille de Salm et portait donc de gueules à deux saumons d'argent. Comte de Blâmont
Olry, évêque de Toul (1495-1506), dernier mâle de cette famille, fut honoré par Louis XI qui lui permit de porter en chef de ses armes un écusson d'azur à une fleur de lys d'or. Cette distinction récompensait les services rendus par les comtes de Blâmont à la couronne de France.
Les sceaux de Blâmont du XVIème et XVIIème siècles portent une simple rose avec de nombreux pétales, rose que l'on retrouve dans les armes actuelles, avec les saumons des comtes de Blâmont, les émaux étant inversés.

 

Union des Cercles Généalogiques Lorrains

Croix de Guerre 1914-1918 Croix de Guerre 1939-1945
 

  Origine du nom :
    Blammont - Album Montem
  Chiffres clés :
    Population : 1 100 habitants en 2014 (Blâmontais)
    Altitudes : 254 - 336 mètres
    Superficie : 741 hectares
  Site Web :
  -
  A voir :
  Ruines du château fort en cours de restauration.
  Généralités historiques :
 

Blâmont aurait été fondé par des colons romains.
Erigé en Comté de 1200 à 1506.
La terre de Blâmont appartint au XVIème au duc de Lorraine. Christine de Danemark, veuve du duc François 1er , y résida. Durant la guerre de Trente Ans le château fut assiégé une première fois en 1636 et résista vaillamment, mais deux ans plus tard il dut se rendre et fut rasé.
Ville natale de Claude Regnier (1746-1814), duc de Massa, ministre de la Justice sous Napoléon 1er .

Ce qu'en dit Dom Augustin Calmet dans sa Notice de la Lorraine en 1756 :
"Blâmont est situé à six lieues de Sarrebourg, à six lieues de Lunéville, à deux et demie de Badonviller. Le château est sur la montagne voisine. Le Blamontois a ses coutumes particulières, homologuées par le duc Charles III, le 19 mars 1596. On les avaient tellement négligées, que les praticiens même du lieu les ignoraient. Mais par arrêt du conseil d'état du 22 mars 1743, sur la requête du procureur général de la cour souveraine, le roi de Pologne duc de Lorraine ordonna que ces coutumes seraient suivies dans ledit comté en leurs dispositions. Quelques villages du bailliage de Blâmont sont sous la coutume de Lorraine.
Blâmont est une très ancienne ville, située sur la route de Lunéville à Strasbourg, sur la petite rivière de Vezouve, qui prend sa source dans les montagnes de Vôge. Le pays ou comte de Blâmont,
Pagus-Albinsis, en allemand Albechova, est connu dans l'antiquité. [...]. Il est nommé Albecchova, en 870, dans le partage entre les rois Charles et Louis le Germanique. Il porte le titre de Comté de Blâmont, dans un titre d'Adalberon, évêque de Metz, de l'an 938, pour l'abbaye de Senones ; et dans la charte de l'empereur Henri IV ou V de l'an 1111, on lui donne le nom de Pagus-Albinsis ; on cite un autre titre de l'an 962, par lequel Frédéric Ier duc de Lorraine et de Bar, reçoit de l'évêque de Metz, l'avocatie de l'abbaye de Senones, et où Oilard comte de Blâmont, signe comme témoin. Ce titre ne se trouve point à présent dans l'archive de Senones ; mais le père Benoît Picart qui le cite, pouvait l'avoir vu ailleurs.
Le Blamontois, c'est-à-dire, le comté ou pays de Blâmont,
Albensis-Pagus ou Albechova, faisait partie du Chaumontois et s'étendait aux environs de la ville et territoire de Blâmont ; dans un titre de l'an 938, donné par Adalberon évêque de Metz, à l'abbaye de Senones, on met Vaqueville dans le comté de Blâmont. On ne peut sans témérité fixer les limites anciennes du Blâmontois ou du pays de Blâmont, parce que les seigneurs ou les comtes de ce pays n'avaient pas un territoire fixe et déterminé et qu'ils ont eu un domaine tantôt plus borné, et tantôt plus étendu. Il parait toutefois qu'il s'étendait principalement du côté de Badonviller et des terres des comtes de Salm, avec lesquels ils ont plus d'un fois contracté alliance par les mariages, et qu'ils ont réciproquement possédé des terres et des seigneuries dans l'un et dans l'autre comté.
[...]. Nous verrons dans cet article, que la maison de Blâmont a été fort puissante dans certain temps, ayant étendu ses branches au loin dans la châtellenie de Deneuvre et aux environs. Il est dit dans le titre de fondation de l'abbaye de Senones, que saint Gondebert son fondateur avait acquis quelques biens dans le Blamontois
in Albensi ; [...] .
Les seigneurs de Blâmont n'ont pas toujours pris le titre de
Comtes ; pour l'ordinaire ils se sont contentés de la qualité de Seigneurs ou Sire de Blâmont. M. l'abbé Hugo prémontré, et le père Benoît capucin, ont beaucoup disputé sur le temps auquel les comtes de Blâmont ont pris uniformément le titre de comte de Blâmont.
Le premier soutient qu'on ne peut produire aucun titre avant l'an 1490, où ils se soient nommés
Comtes de Blâmont ; le second prétend au contraire, que depuis 1301 et 1382, ils se sont qualifiés de Comtes de Blâmont ; ce qui est certain, c'est que depuis ces dates, ils se nomment encore fréquemment Sires de Blâmont. Nous savons aussi que Jacques de Lorraine qui fut évêque de Metz, depuis 1238 jusqu'en 1260, acquit le fief de Blâmont, de Frédéric comte de Salm et de Blâmont, et que depuis ce temps, les comtes de Blâmont ont repris ce fief des évêques de Metz. En 1291, Henri sire de Blâmont, par la médiation de Ferri III duc de Lorraine, fait ses reprises de Bourchard évêque de Metz, en la même forme que Ferri II son père les avait faites de Jacques de Lorraine évêque de Metz, en hommage - lige et héréditaire de la terre de Blâmont. Thiébaut de Blâmont fit de pareilles reprises ; Olry frère de Thiébaut, et un autre Olry fils de Thiébaut, en usèrent de même envers George de Bade évêque de Metz.
Les seigneurs particuliers de Blâmont possédèrent cette terre jusqu'au XIIème siècle ; alors une fille unique et héritière de cette seigneurie, épousa Henri ou Herman comte de Salm, et apporta Blâmont dans la maison de Salm.
Elle a été réunie à la Lorraine par le testament d'Olry de Blâmont évêque de Toul en 1493 ou 1499, et depuis ce temps les ducs de Lorraine ont repris Blâmont des évêques de Metz, jusqu'en 1560, que François de Beaucaire évêque de Metz, céda la souveraineté des villes de Blâmont et de Deneuvre, au duc Charles III, à charge de payer audit évêque, vingt mille francs pour acquitter certains engagements faits des châtellenies de Baccarat, de Rambervillers, de Hombourg, et de Saint-Avold. Charles de Lorraine, administrateur dudit évêché, ratifia ce traité la même année, et chapitre de Metz en fit autant l'année suivante.
Ces seigneurs particuliers de Blâmont, dont nous avons parlé, furent Ulric de Turkestein sire de Blâmont, à qui Bertolde évêque de Toul en 1002, donna la vouerie de Saint-Sauveur en Vôge. Gérard fils d'Ulric sire de Blâmont, reçut du même évêque, la vouerie de la même abbaye, il ne prend point le nom de Turkestein. En 1174, nous trouvons Henri de Blâmont, et en 1204 Olric ou Ulric de Blâmont, qui étaient sans doute les fils ou petits-fils d'Ulric et de Gérard ci-devant nommés.
En 1204, Olry de Blâmont est témoin d'une donation faite à l'église, par le duc de Lorraine Simon II, ce fut vers ces temps-là que la seigneurie de Blâmont entra dans la maison de Salm, par le, mariage de la fille unique et héritière des anciens seigneurs de Blâmont et de Turkestein, avec Herman de Salm, lequel étant décédé sans enfant, Blâmont revint à Henri comte de Salm son frère, qui épousa Judith ou Joate de Lorraine. En lui furent réunis les comtés de Blâmont et de Salm.
On peut voir la généalogie des comtes de Blâmont et celles des comtes de Salm, que nous avons données dans l'histoire de Lorraine. Ferri comte de Blâmont, fils de Henri II comte de Salm, mort vers l'an 1255, fut obligé par le mauvais état de ses affaires, d'inféoder la terre de Blâmont à Jacques de Lorraine évêque de Metz, moyennant une certaine somme que ce prélat lui donna, comme nous l'avons déjà remarqué.
Au mois d'avril 1269, le duc Ferri obligea par un traité, Henri sire de Blâmont à dédommager l'abbaye de Senones, dont il avait pillé les biens situés à Senones, Buriville, Hablainville et Pétonville. Archives de Lorraine.
Henri sire de Blâmont et de Deneuvre, fonda avec Cunegonde sa femme, la collégiale de Deneuvre en 1301, sous l'invocation de saint Georges ; cette collégiale devait être desservie par sept prêtres, ou même plus si les biens s'en augmentaient, à charge d'y dire tous les jours deux messes, dont l'une devait être chantée à Notes. Les chanoines devaient suivre les règles des autres collégiales, et entr'autres celles de la collégiale de Ligny, qui passait apparemment pour la mieux réglée.
En 1310, 1313 et 1314, il y avait guerre entre le sire de Blâmont, Henri son fils et le duc Ferri, contre Renaud évêque de Metz ; l'accommodement se fit en juillet 1314.
L'évêque de Metz Ademare, de Montil, affectionnait Henri comte de Blâmont son feudataire, et lui avait donné le gouvernement du temporel de son évêché, après sa mort arrivée en 1361. Thiébaut sire de Blâmont fut nommé Lieutenant général du même évêché, et Général des troupes de l'évêque et fit son serment entre les mains du doyen, le 5 juin 1361 ; il prit occasion de cet emploi pour faire fortifier sa ville de Blâmont et celle de Deneuvre, fiefs de l'évêché de Metz.
Comme il avait fait de grandes avances de ses propres deniers pour soutenir les intérêts de l'évêché, il en demanda le payement à Jean de Vienne nommé évêque de Metz par le pape Urbain V. Il était du à Thiébaut de Blâmont, douze mille trois cent soixante-trois florins, mais comme il avait fait recette de deux mille trois cent soixante-trois florins, on ne lui tint compte que de dix mille florins, et encore ne furent ils payés que par partie : cette dette occasionna bien des hostilités de la part des comtes de Blâmont contre les évêques de Metz.
En 1362, après la fête de saint Luc, la paix fut faite par l'entremise du duc Jean, entre Robert duc de Bar et Thiébaut de Blâmont. Le même Thiébaut comte de Blâmont fut établi en 1366 le 6 décembre, par le duc Jean Ier, lieutenant de son duché avec promesse de lui rembourser tous les frais qu'il pourrait faire à l'occasion de cet emploi.
En 1391, Valeran de Luxembourg comte de Ligny et de Saint-Pol, étant en guerre contre la ville de Metz, engagea Henri comte de Blâmont d'entrer dans sa querelle, et celui-ci promit de défier dans quinze jours la ville de Metz et de lui faire le plus de dommage qu'il pourrait : cette guerre ne fut point heureuse pour le comte de Blâmont, il fut battu par ceux de Metz près le village de Cirey. La paix fut enfin conclue par la médiation de l'évêque de Metz, dont Henri était feudataire, et par celle du duc de Lorraine et des arbitres nommés de part et d'autre.
En 1406, le duc Charles II et Henri sire de Blâmont, s'obligent réciproquement à s'entre-secourir l'un l'autre, contre leurs ennemis, avec qui ils étaient en guerre. Mais en 1442, Conrade Bayer évêque de Metz, piqué contre Ferri comte de Blâmont, lui ôta la vouerie de Vic, et refusa de lui payer trois cents florins d'or qu'il percevait annuellement sur les salines de l'évêché de Metz. Ces difficultés firent naître une guerre entre Conrade de Bayer et Henri comte de Blâmont. Après diverses hostilités de part et d'autre, la reine Isabelle duchesse de Lorraine, pendant l'absence du roi René Ier son mari, qui était allé au royaume de Naples, les mit d'accord. Elle condamna l'évêque à payer au comte les trois cents florins d'or, et à lui rendre la vouerie de Vic, et obligea Ferri comte de Blâmont à restituer à l'évêque de Metz, les places dont il s'était emparé pendant la guerre.
Le 16 mai 1455, le duc Jean dégagea une rente de quatre cent cinquante florins sur les salines de Dieuze, Ham, Gelacourt, Flin, d'Illonville ou Glonville, Ezerailles et Bademénil, engagées par René Ier en 1432, le 24 novembre à Thiébaut de Blâmont et Marguerite de Lorraine sa femme, pour la somme de cinq mille cinq cents florins qu'ils lui avaient prêtés.
Le 22 décembre 1472, le duc Nicolas manda à Lunéville, Ferri et Olri de Blâmont frères, pour y renouveler le serment que leur père Thiébaut et leur mère Marguerite de Lorraine, avaient fait en 1422 le 26 septembre, de reconnaître pour souverains les duc de Lorraine, de recevoir leurs ordres dans l'étendue de leur seigneurie, de les servir de leurs personnes et de leurs forteresses, cela en présence de Henri de Ville évêque de Toul, et Thierri d'Ogéviller abbé de Moyenmoutier.
Ferri et Olry renouvelèrent le serment de leur père et de Marguerite de Lorraine, leur mère, et à l'instant Robert Morel, conseiller du duc, et Jean de Besange lieutenant général du bailliage de Nancy, passèrent comme commissaires du duc, dans les seigneuries de Blâmont et de Deneuvre, où ils firent prêter serment aux juges de ne recevoir aucun seigneur qu'il n'eut fait préalablement serment au duc de Lorraine.
Olri de Blâmont évêque de Toul, devenu seul héritier de Blâmont, de Deneuvre et de leurs dépendances, par la mort de ses frères et sœurs, fit cession de tout de ce qu'il y avait en 1499, au duc René II, et René en reçut l'investiture de Henri de Lorraine son oncle évêque de Metz. Le même Olri de Blâmont en 1503, fit donation de Deneuvre et de ses dépendances au même duc René II ; la même année, René en prit possession par Erard d'Haraucourt.
Depuis les cessions de Deneuvre et du comté de Blâmont, faites au duc René II, avec l'agrément de Henri évêque de Metz, oncle de René, ce prince en fit hommage à l'évêque Henri : et le duc Antoine fils et successeur de René II, rendit le même devoir à Jean son frère évêque de Metz ; mais depuis ce temps, le duc de Lorraine ne fit plus ses reprises pour ce comté, à l'évêque de Metz, mais à l'empereur.
Il est déjà parlé du comté de Blâmont, comme appartenant nuement au duc de Lorraine, dans le traité de Nuremberg de l'an 1544, sous le duc Antoine.
En 1546, procès s'étant meu entre les officiers de l'évêque de Metz, et ceux de Christine de Danemark, douairière de Lorraine, dame de Blâmont, au sujet du ressort prétendu par le procureur général de l'évêque de Metz à Vic, pour la Haye-Barre, située entre Igny terre de Blâmont et Avroncourt, seigneurie de Réchicourt ; Nicolas de Lorraine, administrateur perpétuel des évêchés de Metz et de Verdun, s'étant fait informer du droit des parties contestantes, reconnut que la ville de Blâmont n'était
ressortissable à son évêché ni au siège de Vic, mais était libre et franche envers les évêques de Metz, de tous ressorts, juridictions, redevances et sujétion, et n'était que fief libre de l'évêché de Metz, et n'était obligée qu'à ne dresser armes contre lesdits évêques, ez lieux de Blâmont et dépendances. Ainsi conclu et décidé le 10 septembre 1546.
En 1561 le 25 février, intervint un accord entre le duc Charles III et Françoise de Beaucaire évêque de Metz, par lequel il fut arrêté par la médiation de Charles cardinal de Lorraine, que les villes d'Albe, Sarrebourg, Blâmont, Deneuvre, Conflans et Condé, demeureraient nuement au duc de Lorraine, et que Hombourg, Saint-Avold, Baccarat et Rambervillers, seraient à l'évêque de Metz. Ensuite de cet abandonnement le duc Charles III en 1567, reçut de l'empereur Maximilien II, l'investiture du comté de Blâmont, par son envoyé le comte Jean de Salm, maréchal de Lorraine. En 1596, le comté de Blâmont fut engagé au sieur Guy de Brunn.
La ville de Blâmont avait été donnée pour douaire à la duchesse Christine de Danemark , mère du duc Charles III, au temps de son mariage avec le prince François fils du duc Antoine. Cette princesse s'y retira après la mort du duc son époux en 1545, elle s'y retira de nouveau après que le roi Henri III eut emmené à Paris en 1552, le jeune duc Charles III fils de cette princesse ; elle y fit quelques bâtiments au château.
Blâmont fut attaqué au commencement de septembre 1587, par l'armée des Reïtus protestants d'Allemagne, qui étaient sous la conduite du duc de Bouillon. Un jeune gentilhomme Lorrain nommé Mathias Klopstein, qui s'y était jeté avec deux compagnies, se défendit si bien, qu'après leur avoir tué deux cents hommes, il les obligea de se retirer ; mais avant leur retraite ils brûlèrent Blâmont en tout ou en partie. En 1636, Klopstein gouverneur de Blâmont, mit le feu à la ville à l'approche du général Bernard duc de Saxe Veimar, et se retira dans le château ; il s'y défendit avec tant de vigueur, que les assiégeants irrités de sa résistance, le firent pendre devant la porte du château, après avoir passé la garnison au fil de l'épée. Depuis ce temps, M. de Feuquière en 1638, brûla le château qui n'a pas été rétabli.
Le capitaine Klopstein était fils d'un autre Mathias Klopstein, issu de famille noble d'Allemagne qui fleurissait au XVIème siècle dans les confins de Hesse et de Thuringe ; il abandonna sa patrie et ses biens pour s'attacher au service du grand duc Charles III, et le suivit en Lorraine en qualité de capitaine de cavalerie ; il s'y établit et eut pour héritiers de son nom et de son zèle, Alexandre et Mathias Klopstein.
Alexandre suivit le parti des armes ainsi que ses aïeux, et reçut pour récompense de ses services, la prévôté et capitainerie de Marsal à perpétuité.
Mathias son frère se distingua sous le règne de Charles IV, dont il mérita la confiance dans les emplois honorables qui lui furent confiés, et surtout dans celui de gouverneur de Blâmont, où il versa son sang pour la gloire de la patrie et l'intérêt de son prince.
Son neveu François Klopstein, fils d'Alexandre, successeur du zèle et de la fidélité de ses ancêtres, essuya un sort moins tragique mais plus pénible dans sa durée. Chargé qu'il était des intérêts du duc, en sa qualité de capitaine, prévôt, commandant la bourgeoisie de Marsal, il sut par sa vigilance, conserver au grand regret du gouverneur Français, le dépôt sacré des titres et papiers de la couronne, qu'il avait en main, et les faire passer avec d'autres secours nécessaires à l'armée de Charles IV, son légitime souverain. Il soutint même au péril de sa vie, les droits du duc dans cette place ; [...].
[...]
Il y avait dans Blâmont une collégiale fondée en 1582 par Henri IV du nom comte de Blâmont, et son épouse Valburge de Fénétrange, pour six chanoines et un prévôt, ayant chacun 25 florins d'or de revenu ; mais dans la suite les comtes de Blâmont retirèrent le revenu des cinq prébendes, et n'en laissèrent qu'une, dont le revenu fut partagé en six. Leur chapitre est uni à la paroisse, dont l'église est placée dans le faubourg de Giromeille. Cette collégiale fut brûlée dans l'incendie qui arriva à Blâmont en 1636. Elle fut rebâtie en 1666, et la cure lui fut unie le 10 mai 1707 ; et en 1710 cette collégiale fut unie à celle de Deneuvre. Les capucins y furent établis en 1627 par Marguerite de Gonzague, duchesse de Lorraine, et les religieuses de la congrégation y entrèrent en 1629.
Blâmont se rétablit assez bien par le grand passage de Nancy et de Lunéville à Strasbourg. La ville est ouverte de tous côtés, il y a un bailliage, le château est absolument abandonné."

  Particularités :
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  Ecarts - Hameaux - Fermes :
     
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  Données généalogiques :
     
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  Les noms de famille des descendances étudiées associés au lieu :
    Thiébault
  Statistiques généalogiques : (chiffres connus)
    Nbre de naissances :   1
    Nbre de mariages :   -
    Nbre de décès :   -